SOMMAIRE
Pourquoi voit-on moins d'insectes à la fin de l'été ?
Les coccinelles cherchent un refuge
Les papillons utilisent plusieurs stratégies
Les abeilles sauvages préparent déjà la génération suivante
Les bourdons : une seule survivante
Les chrysopes, discrètes mais précieuses
Pourquoi ne faut-il pas tout nettoyer au jardin en automne ?
Questions fréquentes - nos réponses
À la fin de l'été, le jardin semble soudain plus calme. Les papillons se font plus rares, les abeilles bourdonnent moins autour des fleurs et les coccinelles semblent avoir disparu. Ont-ils quitté le jardin ? Meurent-ils tous avant l'hiver ?
En réalité, les insectes ne disparaissent pas. Ils se préparent simplement à traverser la mauvaise saison. Chaque espèce possède sa propre stratégie pour survivre jusqu'au retour des beaux jours.
Découvrons où ils passent l'automne et l'hiver… et pourquoi quelques gestes simples au jardin peuvent faire toute la différence.
Pourquoi voit-on moins d'insectes à la fin de l'été ?
Les insectes sont des animaux à sang froid : leur activité dépend directement de la température extérieure.
Lorsque les journées raccourcissent et que les températures diminuent, ils deviennent progressivement moins actifs. Les fleurs se font également plus rares, ce qui réduit leurs sources de nourriture.
Plutôt que de rester exposés au froid, ils mettent en place différentes stratégies pour survivre à l'hiver. Certains trouvent un abri, d'autres pondent avant de mourir et d'autres encore passent l'hiver sous une forme totalement différente.
Le jardin paraît plus calme, mais il est loin d'être vide
Le saviez-vous ?
Un jardin n'a pas besoin d'être parfaitement "propre" pour être beau.
Au contraire, quelques zones laissées plus naturelles pendant l'automne et l'hiver offrent des abris indispensables à de nombreux insectes auxiliaires qui contribueront, dès le printemps, à l'équilibre du jardin.
Les coccinelles cherchent un refuge
À la fin de l'été, les coccinelles quittent progressivement les plantes où elles chassaient les pucerons.
Elles recherchent un endroit sec et protégé pour hiverner : sous une écorce, dans un tas de bois, une haie, un muret de pierres, un cabanon… ou parfois même dans une maison.
On les observe souvent regroupées par dizaines, voire par centaines. Cette vie en groupe leur permet de mieux résister aux basses températures.
Au printemps, elles reprendront leur activité et redeviendront de précieuses alliées contre les pucerons.
Les papillons utilisent plusieurs stratégies
Tous les papillons ne passent pas l'hiver de la même manière.
Certaines espèces survivent sous forme d'œufs, d'autres passent l'hiver sous forme de chenilles ou de chrysalides.
Quelques papillons, comme le Citron, hivernent directement à l'état adulte, cachés dans une haie, un tas de feuilles ou sous du lierre.
Mais certains papillons adoptent une autre stratégie : ils migrent !
Comme les oiseaux, certaines espèces parcourent de très longues distances pour échapper aux conditions hivernales et rejoindre des régions où les températures restent plus favorables. C'est notamment le cas de plusieurs espèces emblématiques.
La belle-dame, par exemple, effectue chaque année des déplacements entre l'Europe et l'Afrique. Le sphinx tête de mort est lui aussi capable de migrer entre l'Europe et l'Afrique, profitant des conditions plus clémentes du sud pour poursuivre son cycle de vie.
Le phénomène est encore plus spectaculaire chez le monarque, qui réalise une migration entre les États-Unis et le Mexique. Ces déplacements peuvent couvrir plusieurs milliers de kilomètres.
Ainsi, lorsqu'un papillon disparaît du jardin à la fin de l'été, il ne s'est pas nécessairement caché : il est peut-être tout simplement parti pour un long voyage.
Cette diversité explique pourquoi certaines espèces réapparaissent très tôt au printemps, tandis que d'autres attendent plusieurs semaines avant de refaire leur apparition.
Les abeilles sauvages préparent déjà la génération suivante
On connaît bien l'abeille domestique, mais la France compte près d'un millier d'espèces d'abeilles sauvages.
La majorité d'entre elles vit seule.
À la fin de l'été, les femelles construisent un nid dans le sol, dans une tige creuse ou dans un morceau de bois. Elles y déposent leurs œufs accompagnés d'une réserve de pollen qui nourrira les futures larves.
Les adultes disparaissent ensuite progressivement, tandis que la génération suivante passera tout l'hiver bien à l'abri avant d'émerger au printemps.
Les bourdons : une seule survivante
Chez les bourdons, toute la colonie ne passe pas l'hiver.
À l'automne, les ouvrières et les mâles meurent naturellement.
Seules les jeunes reines fécondées survivent. Elles s'enterrent dans le sol ou trouvent refuge sous des feuilles mortes, où elles restent en dormance jusqu'au printemps.
C'est elles qui fonderont une nouvelle colonie dès le retour des températures plus douces.
Les chrysopes, discrètes mais précieuses
Moins connues que les coccinelles, les chrysopes sont pourtant d'excellentes alliées du jardin.
Leurs larves sont capables de dévorer de nombreux pucerons, ce qui leur vaut le surnom de « lions des pucerons ».
À l'automne, les adultes recherchent un refuge dans les haies, les arbres persistants, les cabanes de jardin ou les hôtels à insectes, où ils passeront l'hiver à l'abri.
Pourquoi ne faut-il pas tout nettoyer au jardin en automne ?
Lorsque l'été s'achève, on est souvent tenté de ramasser toutes les feuilles mortes, couper toutes les tiges sèches et laisser un jardin parfaitement propre.
Pourtant, ces éléments constituent de précieux refuges pour la biodiversité. Les feuilles mortes protègent certains insectes du froid, tandis que les tiges sèches, les tas de bois, les haies ou encore les zones de végétation laissées plus sauvages offrent des abris à de nombreuses espèces.
Les hôtels à insectes peuvent compléter ces refuges naturels, notamment pour certaines abeilles sauvages comme l'osmie cornue. Ces petites abeilles solitaires utilisent les cavités disponibles pour y installer leurs cellules et y trouvent ainsi un abri adapté à leur cycle de vie.
Installer un hôtel à insectes dans un endroit calme et abrité peut donc être un bon moyen de favoriser leur présence au jardin. Mais il ne remplace pas les habitats naturels : laisser quelques feuilles au sol, conserver certaines tiges sèches ou maintenir une petite zone moins entretenue est souvent tout aussi important pour la biodiversité.
Conclusion
Si les insectes semblent disparaître à la fin de l'été, ils sont en réalité toujours présents… mais bien cachés.
Qu'ils hivernent sous une feuille morte, dans une haie, un morceau de bois ou directement dans le sol, chacun prépare déjà le retour du printemps.
En leur laissant quelques refuges et en acceptant que le jardin conserve une part de naturel durant l'hiver, il est possible de favoriser durablement la biodiversité.
Comme souvent au jardin, les meilleurs équilibres se construisent en laissant un peu de place à la nature.
Quadra Terra peut vous accompagner
Un jardin accueillant pour la biodiversité évolue au fil des saisons. En choisissant des végétaux adaptés et en préservant quelques refuges naturels, il est possible de créer un extérieur vivant, agréable et favorable à de nombreuses espèces. C'est cette approche que Quadra Terra intègre dans ses projets.
Questions fréquemment posées
Non. Certains adultes survivent tout l'hiver, tandis que d'autres espèces passent cette période sous forme d'œufs, de larves, de chrysalides ou de jeunes insectes.
Elles recherchent un abri sec et protégé, comme une haie, un tas de bois, une écorce ou parfois même une habitation.
Avec la baisse des températures et la diminution des fleurs, leur activité ralentit fortement. Selon les espèces, ils préparent également leur hivernage sous différentes formes.
Oui, au moins dans certaines zones. Elles constituent un refuge précieux pour de nombreux insectes et participent également à la protection du sol.
En conservant quelques espaces naturels : feuilles mortes, haies diversifiées, tiges sèches, tas de bois ou hôtels à insectes. Ces refuges permettent à de nombreuses espèces de survivre jusqu'au printemps.


